Bas les Masques!

Bonjour à tous! Je me présente, Dario Bicchielli, pour vous servir...
En tant que vieux fan de Zelda et jeune auteur je me devais de rendre hommage à notre petit enchapeauté vert préféré, tout en restant fidèle à mon propre style. En découle une nouvelle atypique dont voici un court extrait que je suis ravi de pouvoir partager avec la communauté Nintendo dont je fais partie depuis la NES et la première GameBoy (plus d'infos sur www.dariobicchielli.com). Bonne lecture!

Après sept longues années de supplices et de déchirements, au cours desquelles il fût privé de tous sentiments positifs à l’’égard du genre humain, Link laissa sa mère aux portes du dé- sert, bien décidé à ne pas en revenir.

Au bout d’’un chemin anhydre long de trois jours, sans pain et sans secours, Link mit un genou à terre. La fin était proche. Ses dernières forces l’’abandonnaient, accompagnées de sa vo- lonté. Pour ne rien arranger, une violente tempête de sable se leva. Pendant de longues minutes, les grains de roches érodées lui masquèrent la vue et lui lacérèrent les chairs apparentes. Puis les éléments se calmèrent subitement. Au loin, derrière les tour- billons de poussières qui retombaient lentement au sol, un cheval lui apparut. Les reflets du soleil sur sa tunique ocre lui conféraient une couleur dorée magnifique. Seules lui man- quaient des ailes pour ressembler à Pégase, la monture des divinités oubliées. Après de longues secondes d’’observation réciproque, l’’animal vint calmement s’’agenouiller devant la car- casse martyrisée de Link, l’’invitant à le monter. Assis sur le destrier, le jeune adolescent meurtri se voyait déjà emporté vers des contrées sans retour. Mais au bout de quelques heures de trot élégant, le compagnon chevaleresque marqua l’’arrêt aux abords d’’un lac gigantesque. Link n’’en revenait pas. Au beau milieu de ce dédale de dunes vide de toute vie, où même les cactus ne poussaient plus, il pouvait contempler une oasis édé- nique immense, bordée par une verdure aussi riche qu’’envahissante. Si la perfection pouvait être résumée en une seule image, rien ne s’’en rapprocherait plus que le tableau qu’’il admira ce jour-là. Il n’’avait jamais vu autant d’’animaux rassem- blés au même endroit. Des centaines d’’oiseaux de toutes les couleurs virevoltaient à quelques mètres d’’altitude, dessinant des arcs-en-ciel torsadés qui se déplaçaient au gré du vent. En dessous, des mammifères, des insectes et des serpents ; des poissons, des lézards et beaucoup d’’autres bestioles folkloriques vivaient en parfaite harmonie. Ils ne se mangeaient pas entre eux, non, ils semblaient se contenter des ressources que leur procurait l’’immense abreuvoir. Une étendue d’’eau tellement grande qu’’il était inconcevable que personne n’’ait jamais décou- vert ce petit bout de paradis. Et au beau milieu de ce zoo naturel, immergée jusqu’’à la taille, une femme superbe, arborant les cheveux blonds d’’un ange, fredonnait une mélodie bien connue de Queen4 qui avait jadis bercé l’’enfance de Link. Sa poitrine délicate était dignement caressée par le faible courant aquatique. Ses épaules étaient fines et son visage harmonieux. Seules quelques rides discrètes trahissaient son âge. Il lui sembla reconnaître en elle certains des traits de sa maman se confon- dant avec ceux de sa mamie. Assoiffé, il descendit promptement du pur-sang et courut sans retenue vers cette œœuvre d’’art authentique. À défaut de s’’écarter apeurés, tous les animaux lui firent une grande parade. Ils se dressèrent à sa gauche et à sa droite pour lui dessiner une allée jusqu’’au point d’’eau. Simultanément, des pétales de rose tombèrent du ciel, le faisant marcher sur un tapis d’’une douceur écarlate.

Bas les Masques!

Dario
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