Test de Super Castlevania IV sur Nintendo Wii

Et c'est reparti pour un nouveau voyage dans le temps. Cette fois ci c'est Super Castlevania IV qui s'y colle. Faisant suite à la trilogie entamée par Konami sur Nes, Super Castlevania marque l'arrivée de la série sur console 16 bits, une arrivée qui restera longtemps gravée dans les mémoires et ce depuis 1991, date de sa sortie japonaise.

Le Clan Belmont

Super Castlevania IV - Nintendo WiiLe scénario de Castlevania, à défaut d'être le meilleur atout de la série, a le mérite de s'étaler sur une durée temporelle des plus impressionnantes. Le jeu nous compte en effet l'histoire du clan Belmont qui trouve ses origines en 1450 avec une certaine Sonia (notez cependant que le producteur de la série a aujourd'hui tendance à dénigrer l'existence de ce personnage, pourtant héroïne de l'épisode "Castlevania Legends" sorti sur Game Boy, au profit d'un autre héros apparu dans un des deux épisodes PS2 : Léon Belmont...bref). Revenons-en à Sonia : chère amie d'Alucard, elle décide de mettre à profit ses talents afin de l'aider à vaincre son père démoniaque : le vil Comte Dracula, seigneur des vampires. L'opération est couronnée de succès mais Dracula, être de ténèbres, ne s'avoue pas vaincu et promet de renaître tous les cent ans afin d'imposer son règne de terreur. Sonia jure alors que sa famille chassera le sombre monarque au fils des siècles.

A l'heure actuelle, sachez que la série compte plus de vingt épisodes répartis sur plusieurs plate-formes (Nes, Snes, GB, GBA, N64, PS, PS2...) et que chronologiquement parlant, ces aventures s'étalent au final sur pas moins de six siècles (De l'aventure de Sonia en 1450 jusqu'à celle de Soma Cruz au XXIème siècle) !

Cette fois, nous sommes en 1691 : Simon Belmont, descendant de Sonia, assiste au réveil du vampire symbolisé par l'apparition de sa demeure, Castlevania. Armé du fouet sacré que lui ont transmis ses ancêtres, le Vampire Killer, il se prépare à affronter tous les dangers afin de ramener la paix en ce monde.
Vous noterez que cette histoire est exactement celle de Castlevania premier du nom, sorti sur Nes en 1987, ce qui ne signifie pas pour autant que Castlevania IV est un Remake : les deux jeux sont clairement distincts sur le plan du level design et des boss rencontrés.

Pas besoin d'ail...

Super Castlevania IV - Nintendo WiiLe jeu se présente tout d'abord comme un titre de plate-formes 2D comme on en voit souvent. Votre mission ? Affronter les milles dangers qui vous séparent de votre proie : Dracula. Vous êtes seul face à l'armée du vampire mais aussi face à l'environnement (qui vous le verrez, s'avère souvent plus mortel que les monstres eux mêmes...). Du haut de votre petite jauge d'endurance, vous devrez parcourir divers zones aux thèmes variés (aquatique, grotte, les grands classiques quoi) tout en prenant prenant gare aux nombreux pièges et bien sûrs, aux squelettes, aux zombies et autre créatures des enfers.

Sachez que quand on parle de la série des Castlevania, il faut se situer : avant ou après Symphony of the Night ? Cet épisode sorti sur Playstation en 1997 avait en effet instauré pour la première fois dans la série et de manière définitive un système d'équipement et de Niveaux d'Expérience donnant au jeu des allures de Action-RPG, c'est par exemple ce que vous pouvez constater en jouant aux épisodes DS ou GBA. Or ici, c'est clairement de "l'avant-SotN" que nous avons là, c'est à dire un Castlevania classique découpé en stages correspondant à un même nombre de boss à défaire.

Très simple d'accès, le jeu ne fait pas appel à plus de trois boutons. Le premier est votre touche de saut, qu'il va vite falloir apprendre à utiliser si vous ne voulez pas finir dans un précipice (bien plus redoutable qu'un monstre...). Ensuite viens la touche d'attaque, avec laquelle vous usez de votre fouet. Fouet dont la puissance et la portée pourront être augmentées en récoltant certains "power up" en cours de route afin de révéler tout le potentiel du Vampire Killer. Grosse nouveauté de cet épisode (et même exclusivité puisque l'idée ne sera pas conservée) : il vous est possible de frapper dans huit directions différentes. Cela offre un confort de jeu plus important et vous évitera certaines crises de nerfs contre les monstres aériens ou au contraire, se situant en contre-bas. Vous aurez même l'occasion de vous balancer de crochets en crochets à la "Indiana Jones" lors de certaines séquences qui mettront votre habileté à rude épreuve.

Enfin arrivent les désormais un peu oubliées "Sub-Weapons", ou Armes Secondaires que votre héros pourra utiliser afin de faire face à une plus grande variété de situations. Vous ne pouvez porter qu'une seule Sub-Weapon à la fois et chaque utilisation vous coûtera un "cœur" (n'y voyez là aucun lien avec votre barre de "vie", les cœurs sont simplement l'unité utilisée pour représenter vos munitions). Vous trouverez des cœurs dans quasiment tous les chandeliers du jeu donc n'hésitez pas à les dépenser, d'autant plus que votre total de cœurs revient à zéro à la fin de chaque niveau. Privilégiez toujours l'utilisation d'une Sub-Weapon à une tentative plus risquée : les cœurs sont bien plus courants que les morceaux de poulet...(ah oui parce que Castlevania est un "vieux jeu", et dans les vieux jeux, pour se remplir la barre de vie, il n'y avait rien de tel qu'un bon gros morceau de barbaque. Ah ! A cette époque c'étaient des vrai durs les héros de jeux vidéos, ils avaient pas de "bouclier", de "régénération automatique" ni de "Kit de Soins". Non mais !...Je digresse...).
Les Sub-Weapons sont celles que vous pouvez voir dans les autres épisodes de "l'avant-Symphony of the Night" : le Couteau de lancer pour frapper loin, la Hache qui prend une trajectoire en cloche pour descendre la vermine en hauteur par exemple, la Sainte-Croix que les Belmont utilisent comme Boomerang (c'est quand même vachement plus fun que la prière) ou encore l'Eau Bénite qui fait des dégâts monstrueux sur les ennemis qui ont le malheur de s'y baigner trop longtemps...

C'est un véritable arsenal que vous avez là (même Wesley Snipes dans Blade ne fait pas mieux, et je ne parle même pas de la pauvre Buffy et de ses cures-dents) et malgré une relative simplicité, le gameplay offre des combats particulièrement violents soutenus par des effets visuels et sonores qui ont un réel impact. Quand vous défoncez un boss en le fouettant jusqu'au sang tout en ayant au préalable prit soin de lui envoyer une fiole d'eau bénite dans les pattes, c'est aussi jouissif que du Devil May Cry.

Dur dur d'être un chasseur de vampires

Super Castlevania IV - Nintendo WiiÉtant un jeu d'aventure, je ne saurai que trop vous recommander de prendre ce Castlevania comme un RPG, dans le sens vieilli du terme, c'est à dire un jeu de "rôle". Ce n'est pas nécessaire pour s'amuser bien sûr mais essayez de faire travailler votre imagination quand vous jouez à des jeux qui datent un peu. Ici, l'immersion devrait être à votre portée : vous incarnez un unique héros, les graphismes sont d'une beauté époustouflante, votre quête est basée sur la traversée de lieux hostiles...se prendre au jeu est vraiment chose facile (à la manière d'un Zelda, lui aussi considéré à l'époque fin 1980's/1990's comme un "RPG" toujours pour cette question de "rôle").
J'en reviens aux graphismes. Quand on se dit que Super Castlevania est sorti en 1991 (soit au début de la vie de la SNES sur laquelle des jeux sont parus même après 1995), ça fait vraiment un choc. Konami maitrisait son sujet, c'est le moins que l'on puisse dire. C'est presque à croire que Super Castlevania leur a servi de sujet d'expérimentation afin de tester les limites de la machine de Nintendo, peu de temps après sa sortie : décors colorés et détaillés, sprites gigantesques, effets de lumières, zoom, rotations, déformations, transparence...Tous les "effets speciaux" qui ont fait la supériorité de la SNES en matière de gestion de la 2D sont ici présent (à l'exception du mode 7, ici de toute manière inutile). Attendez un peu de voir l'animation du fouet, de certain boss ou bien encore de faire trempette dans un courant d'eau et vous verrez ce que c'est qu'un jeu "peaufiné".

La difficulté du périple devrait elle aussi faciliter votre immersion : après cinq Game Over consécutifs sur la même phase, vous ne pourrez que vous sentir concerné par l'achèvement de votre mission. Si le premier level se finit sans trop de mal, vous constaterez rapidement que le jeu est FAIT pour que vous mourriez. Certains passages sont à s'arracher les cheveux tant la moindre erreur peut vous coûter la vie (l'occasion de vous rendre compte que le dernier checkpoint était beaucoup plus loin que ce que vous imaginiez...). "Old school" oblige, c'est par l'expérience que vous finirez ce jeu, par l'apprentissage des mouvements des boss les plus redoutables, par la connaissance parfaite de chaque ennemis, en trouvant tous les poulets rôtis cachés afin de régulièrement refaire le plein d'endurance, etc.. Bien sûr le jeu vous autorise un décès ou deux, mais une fois vos vies tombées à zéro, c'est retour direct au début du niveau. Il n'y a pas non plus de système de sauvegarde, simplement les bon vieux mots de passes qui vous permettront de recommencer à peu près là où vous en étiez... Ça ne sera pas de trop car finir le jeu d'une traite est un exercice particulièrement laborieux (mais ô combien passionnant !).
Faites simplement attention à ne pas devenir fou en essayant de finir le dernier niveau...

Dimitri le 23/6/2010

Evaluation du jeu

Graphismes17/20

L'un des principaux arguments du soft. Super Castlevania fait partie du "best of" de la console de part son nombre d'environnement différents, la beauté de ses arrières plans, l'animation, les effets de distorsions, rotations et transparences et j'en passe. C'est aussi un bel exemple d'utilisation de sprites 2D immenses même si plus tard la console accueillera des titres encore plus impressionnants...

Son16/20

Là encore, la piste sonore de ce volet a su conquérir le cœur des joueurs de l'époque. Certains thèmes sont devenus tellement mythiques qu'ils ont été réutilisé dans les épisodes suivants. Les bruitages sont une bénédiction.

Durée de vie14/20

Non seulement les niveaux sont nombreux (une bonne douzaine) mais en plus ils sont long et à la difficulté croissante. Même sans compter vos vies perdus et vos resets, le jeu devrait bien vous tenir en haleine une bonne petite poignée d'heures. Il est tellement bon qu'on y revient sans broncher de toute façon. On lui reprochera tout de même sa trop grande linéarité comparé à l'épisode 3 sorti sur NES dans lequel il était possible d'emprunter différents passages afin d'obtenir des fins différentes.

Jouabilité17/20

Simpliste, la jouabilité du titre n'en reste pas moins pleine de subtilités. Le jeu est si difficile qu'il sera nécessaire d'en saisir parfaitement le fonctionnement. Moins rigide que celui des épisode précédents, le gameplay de Castlevania IV conserve les excellentes Sub-Weapons récurrentes à la série tout en y ajoutant la possibilité de frapper au fouet dans huit directions.

Scénario11/20

Absolument mis de côté, le scénario de Castlevania IV se fera très discret tout au long de la partie (aucun dialogue à l'horizon). Reste l'aspect "aventure" et "chasseur de vampire" excitant en soi, et n'oublions pas qu'il ne s'agit là que d'une petite pierre dans l'édifice qu'est la série Castlevania.

Verdict

+ Les graphismes lugubres
+ L' aventure médiévale
+ La violence
+ Le challenge old-school

- Un scénario mis au
placard
- Trop Linéaire
- Le Dernier niveau est
dangereux pour votre
santé mentale

Excellent

17/20

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Super Castlevania IV

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