Tales of Symphonia, voilà un nom qui a fait la renommée de la Gamecube. Il faisait partie des quatre rpg « classiques » sortis sur cette dernière, aux cotés de Baiten Kaitos, de Baiten Kaitos 2 (jamais sorti en France), et de Skies of Arcadia. Son succès fut tel qu'il eut droit à un portage sur PS2 (qui sortit uniquement au Japon). C'est aussi par celui-ci que la plupart des joueurs européens ont eu vent de la série Tales of, cet épisode fut même le tout premier Tales of en 3D. Ce n'est pas rien !
Cinq ans plus tard le jeu se voit attribué une suite sur Wii, et signe là le grand retour de la série Tales of sur une console Nintendo (du moins en Europe puisqu'entre temps trois Tales of sont sortis sur DS, uniquement au Japon, raaah décidément ces japonais...). Malheureusement cet opus n'a pas été fait par la fameuse Team Symphonia, les créateurs du premier. Trop affairés à développer Tales of Vesperia sur console HD, ils ont délégué le travail, et autant dire que cela se voit.

Qu'est-il advenu de nos héros ?

Tales of Symphonia : Dawn of the New World - Nintendo WiiSuite oblige, la première réaction du fan lorsqu'il allume Tales of Symphonia : The Dawn of the New World, c'est de se demander que sont devenus les anciens personnages du jeu, et surtout l'équipe des héros : Lloyd, Génis, Collette, Raine, Zélos, Sheena, Préséa et Régal. En tout cas une chose est sûre, c'est qu'il n'ont pas beaucoup changé en deux ans. Et pour cause, le nouveau character design, Daigo Okumura, a décidé de ne pas touché aux personnages créés par son prédécesseur Kosuke Fujishima.

Le résultat est assez étrange, d'un coté il est plaisant de retrouver les personnages du premier Symphonia fidèle à eux-même, mais de l'autre cela fait drôle de se dire qu'en deux ans ils n'ont même pas changé de vêtements... Heureusement le pire a été évité : les développeurs ont quand même enlevé les menottes qui rendait Régal si pathétique dans le premier, et lui ont même ont même offert un costume de noble.

Mis à part ce traitement de faveur, tous les autres personnages ont gardé exactement le même design. Si le moteur graphique n'avait pas était totalement changé, ont aurait même pu crier au scandale, car même les vignettes des persos dans les menus sont copié-collées du premier épisode.

Les costumes n'ont pas changé, soit, mais à vrai dire il y a quelque chose d'encore plus gênant : ces huit persos d'origines ne rejoindront votre équipe que lors d'évènements très précis, généralement le temps d'une quête, et quitteront le groupe aussi vite qu'ils étaient venus. Pire encore, ils ne peuvent pas monter de niveau, et ils sont tellement faibles que si vous jouez en mode difficile au lieu de normal les boss n'auront qu'à souffler sur leur misérable trombine pour les mettre K.O.

Tales of Love Story

Tales of Symphonia : Dawn of the New World - Nintendo WiiL'histoire de ce nouveau Tales of Symphonia se base uniquement sur deux personnages principaux : Emil et Marta. Ces deux jeunes ados de 16 ans ont en commun la perte de parents proches (la mère pour Marta et les deux parents pour Emil. Tous deux viennent de Palmacosta, et en sont venu à détester Lloyd et Collette, responsables de ces morts

La mère de Marta est en effet morte lors du réveil du grand arbre de Kharlan, qui détruisit en partie la ville de Palmacosta (cela s'est produit dans le premier Tales of Symphonia, alors que Collette, l'élue de la régénération, essayait de réunir les deux mondes de Sylvarant et Tesseha'lla). Les parents d'Emil, quant à eux, se font assassiner dés le début du jeu par Lloyd Irving lui-même.

Lloyd ? Oui oui vous avez bien lu, c'est bien le héros du premier jeu qui, dans l'intro de Dawn of the New World, met la ville de Palmacosta à feu et à sang (décidément les habitants de Palmacosta n'ont pas vraiment pas de chance !). Lloyd est donc vu comme un méchant dans cet opus, et la quête de Marta et Emil les obligera à suivre ses pas. Les anciens amis de Lloyd les accompagneront pour tenter de comprendre pourquoi ce dernier agit aussi bizarrement.

On s'attache assez facilement à ses deux personnages, même si au début Emil a tendance à énerver avec son petit coté lavette. Il ne sait pas se battre (un comble pour un héros de rpg), il a peur des monstres, il se fait traiter de tous les noms par sa famille et ses amis, et s'excuse à tout bout de champs sans qu'on lui reproche quoi que ce soit. Très tôt dans le jeu il pactisera avec Ratatosk, le seigneur de tous les monstres, ce qui entraînera un dédoublement de personnalité total, car lorsque le démon prend possession de lui, une poussée d'hormone lui fait prendre une voix grave et des attitudes viriles. Un grand classiques, certes, ou pas...

Marta, quant à elle, est touchante par son petit coté fleur bleue. Elle est très énergique, et remue Emil dans tous les sens. Sa particularité, c'est de tomber folle amoureuse du jeune homme dés le début du jeu. Une histoire d'amour va lentement se développer entre eux deux, mais attention, on est loin des traditionnels « Ha mais non c'est pas c'que vous croyez ! ^^' » qu'on avait l'habitude de voir, notamment entre Lloyd et Collette, ou entre Préséa et Génis. L'histoire d'amour se veut bien plus élaborer, et, sans vouloir trop spoiler, le couple Marta/Emil passe par absolument toutes les étapes que peuvent vivre deux amoureux, des premiers émois aux engueulades sévères, en passant par les crises de jalousie et les petites disputes qui forment la vie d'un couple. Excusez du peu mais l'on ne voit pas souvent cela dans un rpg japonais, où les relations sont toujours plus que platoniques, nous diront même figées. Pour preuve, Dans le premier Tales of Symphonia Génis est amoureux de Préséa, on peut s'imaginer que cet amour à sens unique lui passe, et bien non, dans le second opus il ne peut toujours pas s'empêcher de bégayer lorsqu'il parle à la jeune fille aux cheveux roses. Emil et Marta rougissaient lorsqu'il se sont parlé la première fois, mais cette situation change dés la première heure de jeu, alors que celle entre Génis et Préséa dure depuis 2 ans !

A coté de cela il y a quelques personnages emblématiques qui vous suivront, bon ou mauvais, parfois même un peu des deux. On aurait aimé que certains viennent dans l'équipe de façon permanente, notamment Richter, qui est jouable au début (seulement en combat) mais qui part bien vite, au lieu de cela il vous faudra remplir les cases vides de votre équipe avec des monstres capturés au fil de votre aventure.

Attrappez-les tous !

Tales of Symphonia : Dawn of the New World - Nintendo WiiIl y a plus de 200 monstres à capturer et à élever dans ce jeu, et il faudra compter sur eux, pour un effectif de quatre personnages maxi en combat vous n'aurez droit qu'à Marta et Emil en ce qui concerne les humains. Il n'y a qu'eux à qui l'ont peut mettre des équipements, et les faire monter de niveau. L'avantage de cette situation, c'est que les développeurs les ont rendu polyvalents. Emil est un guerrier pure et dur, dont les coups s'enchaînent facilement, et Marta sait aussi bien se battre au corps à corps que se mettre en retrait pour balancer des sorts de soins ou d'attaque. De plus vous aurez toujours la possibilité de contrôler les personnages guest en combat (en appuyant sur + puis c).

Les monstres ne sont pas contrôlables, mais eux au moins montent des niveaux. On les capture grâce à un système assez complexe, nommé elemental grid. Il serait un peu hasardeux d'essayer de résumer ça ici, mais sachez simplement que ce système devient intéressant à partir du moment où on le comprend, ce qui n'est pas évident au début. Les monstres montent plus vite de niveaux que les humains, ce qui est un bon point. On se plaît à les entraîner, et à leur faire à manger pour monter un peu plus leurs stats, et les faire évoluer. Car oui, ils évoluent à la manière des pokemon, il suffit qu'ils aient atteint un certain niveau différent selon les espèces et l'évolution voulue, et de leur donner à manger le cas échéant. Ainsi la cuisine ne sert plus à se soigner après un combat mais uniquement à l'élevage. L'évolution est important car il n'est pas rare que les monstres de première forme soient limités au lvl 25 ou 50.

Des combats haletants

Tales of Symphonia : Dawn of the New World - Nintendo WiiNommé « Flex Range Element Enhanced Linear Motion Battle System » ou « FREE–LMBS » (Namco adore les nom à rallonge), le nouveau système de combat reprend les bases de son aîné, avec cependant quelque différence plus que notable. Premièrement les mouvement en combat sont beaucoup plus fluide, ce qui n'est pas un mal. Il est aussi plus souple, car à présent il est possible de se déplacer librement dans l'arène, sans être obligé d'être « relié » à l'ennemi par une ligne invisible. Ces déplacements libres se font avec le bouton Z, et entraîne une prise de risque certaine, car chaque coup pris dans cette position serait compté comme coup critique.

On appréciera la fluidité de ce nouveau système de combat, mais quelques défauts viennent ternir le tableau. Premièrement le fait d'avoir augmenté la vitesse rend quasi obsolète l'utilisation de la plupart des sorts d'attaques, que ce soit pour les ennemis ou pour les alliés. Ils mettent bien trop de temps à sortir, et l'animation est assez lente et ciblées pour que la personne visée puisse s'écarter avant même de se faire toucher. Heureusement pour nous Emil et Marta n'ont as réellement besoin d'utiliser des sorts d'attaques, d'ailleurs vous pourrez même trouver pour Marta des équipements qui lance d'eux même des éclairs ou des boules de feu par exemple. Une très idée qui facilite les combats.

Entre nouveautés et réchauffé

Tales of Symphonia : Dawn of the New World - Nintendo WiiAu niveau des graphismes, le constat est double. D'un coté les décors n'ont que peu changé. Les villages sont toujours les mêmes, et les donjons aussi. On traverse les mêmes endroits, pour résoudre quasiment les mêmes énigmes, et seul une poignée d'endroits sont vraiment inédit par rapport au premier opus.

D'un autre coté, même si ces endroits sont les mêmes, ils ont évolué depuis l'épisode Gamecube. La plupart des donjons sont à moitié cassé, et l'ont retrouve la moitié des mécanismes détruit, en ruines. Quant aux villes du jeu, des bouleversements climatiques ont entraîné de drôle de choses, comme par exemple de la neige qui tombe dans le désert entourant le ville de Triet. On pourrai être déçu par le peu d'élément nouveau, mais en même temps le fait de revoir ses lieux, et l'état dans lequel ils sont tombés, cela rappelle à la mémoire de nombreux souvenirs, et l'on se surprend à contempler les décors d'un air nostalgique. D'autant plus que les anciens donjons disposent tout de même de salles inédites.

Mieux encore, les graphismes ont réellement étaient amélioré depuis le premier, les décors sont plus beaux, notamment au niveau des effets d'eau, et les personnages n'ont plus cette texture cel-shading un peu ratée de débuts. Cette fois-ci ils sont modélisés dans une 3D fine, et animés dans les scènes par motion capture, ce qui rend leur mouvements bien plus naturels. Finies les cinématiques nian-nian du premier épisode, un vrai travail a été apporté aux différentes scènes du jeu, et aux fameuses « saynètes », marque de fabrique de la série Tales of. Ce sont des petites scènes où l'on voit nos héros dessinés à la manière d'un anime japonais qui discutent de tout et de rien (un peu comme les conversation au codec dans Metal Gear Solid).

Dans Dawn of the New World, ces conversations sont très nombreuses, très souvent hilarantes (à condition d'apprécier l'humour à la japonaise), et, contrairement à celles du premier opus, entièrement doublées.

Un goût amer demeure tout de même, lorsque l'on s'aperçoit que la moitié des anciens lieux parcourus ne sont pas inclus, et que la durée de vie pourrait avoisiner les 30 heures en ligne droite. Les fans de la série auront peut-être du mal à accepter les changements effectuer dans ce nouvel épisode, et tous les manques. On ne se déplace plus sur une map 3D entre les villes et les donjons, il n'y a que deux vrais persos jouables, pas de costumes bonus (à part des coiffes pour Marta et Emil, ajout bonus pour la version européenne), le système de titres a été simplifié, il y a encore moins de mini-jeux qu'avant, et les anciens persos ne sont pas là tout le temps, il est vrai que cela fait beaucoup.

Mais passé cette sensation désagréable de jeu bâclé, on se rend compte que les quêtes annexes sont nombreuses. Pour peu que l'on sorte des sentiers battus, on peut se retrouver embarquer dans une histoire qui nous fera parcourir des donjons entiers, alors que l'on aurait put totalement passer à coté si l'on avait suivi le scénario sans broncher. Finalement la durée de vie peut facilement dépasser les 50 heures si l'on prend le temps de bien fouiller chaque endroit, et d'entraîner différents types de monstres tout au long du jeu.

Yah le 13/12/2009

Evaluation du jeu

Graphismes17/20

Le style manga passe très bien, malgré des textures bardées d'aliasing (lignes pas droites). L'animation des personnages a elle aussi été travaillé, et les décors sont plus fins que dans le premier Tales of Symphonia.

Son15/20

Le style de Motoi Sakuraba se reconnaît bien dans cette alternance de piano, guitare électrique, et de harpe. Malheureusement sses compositions se rapprochent vaguement de l'excellent travail qu'il avait fourni sur Baten Kaitos, sans jamais en égaler la fraîcheur. -1 au thème d'intro, orchestral, alors queles japonais ont eut droit à une chanson de J-pop bien plus entraînante.

Durée de vie18/20

Comptez entre 40 et 50 heures pour finir l'aventure une première fois, c'est déjà beaucoup pour un rpg, d'autant plus que le nombres de dialogues est impressionnant, même si c'est un peu moins que le premier Tales of Symphonia. D'un autre coté il faudra le finir au moins deux fois pour avoir les deux fins différentes.

Jouabilité14/20

La Wiimote est sous-exploitée, mais le système de combat reste plaisant à joueur. Excepté pour ceux qui, comme moi, joue Marta, et qui se voit effacer leurs raccourcis dés que la miss quitte et rejoint le groupe (ce qui arrive très souvent pendant l'histoire)... A coté de cela les boss du jeu sont parfois très très dur à battre, heureusement que l'on peu changer la difficulté à tout moment dans les menus.

Scénario17/20

Comme dans tout Tales of, le scénario se met en place très lentement, et de très nombreux dialogues viennent étoffer le caractère de chacun des personnages. Il y a qui plus est de très bons persos, et, une fois n'est pas coutumes, des méchants très charismatiques. Ceci dit il ne faut pas avoir peur de passer la moitié du jeu à tenter à entendre des réflexions sur qui sait le mieux cuisiner le pot-au-feu dans toute l'équipe...

Verdict

+ Chapeaux et galerie
d'artworks bonus
pour nous
+ Le trip nostalgique à
travers les anciens
donjons
+ Durée de vie honorable
pour un jeu Wii
+ Le couple Emil/Marta

- Ne ressemble pas
vraiment à un Tales
of classique
- Certains boss
extrêmement durs
à battre
- Seulement deux « vrais »
persos
- Humour très japonais...

Très Bon

15/20

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