Test de Kingdom Hearts Re:coded sur Nintendo DS

Square-Enix commence petit à petit à perdre ses fans de la première heure, notamment à cause d'un Final Fantasy XIII en mode couloir à cinématiques HD et discothèque J-pop sur fond de romance façon les Feux de l'Amour. Mais nous ne sommes pas ici pour débattre d'un rpg attendu par des millions de fan et sujet à controverse, loin de là. Nous sommes ici pour parler d'un jeu pour téléphone portable adapté sur DS.

Un projet salement commercial donc, car cela fait des années et des années que l'on attend la suite directe de Kingdom Hearts II, et que des épisodes annexes sortent en lieu et place du messie tant attendu, repoussant sa venue aux calendes grecques. En me lisant vous allez vous dire que je ne vais pas être tendre avec ce Kingdom Hearts Re : Coded, qui n'est autre qu'un jeu pour téléphone portable rehaussé pour nous faire croire qu'il s'agit d'un vrai jeu DS à la base.

Détrompez-vous, la note qui découlera de ce test sera positive (autant que faire se peut), car le jeu ne mérite pas d'être pendu en place publique. Cela dit vous êtes prévenu, cet opus est réservé aux vrais fans de la série, les autres passeront leur chemin d'un air dédaigneux, et on les comprend...

« Celui qui ne sait rien ne peut rien comprendre »

Kingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSC'est par cette phrase d'Ansem que je commence mon petit paragraphe sur la communauté des fans de Kingdom Hearts. Il faut rendre hommage à ceux qui, depuis le début, suivent les aventures de Sora, Dingo, Donald, du roi Mickey et des autres. Il faut dire que cette série est l'une des plus dure à suivre, car elle s'étend sur de nombreux supports : PS2, GBA, DS, PSP, et bientôt 3DS. Comme tous les épisodes sont reliés entre eux et riches en révélations, les vrais fans devront donc économiser pour acheter toutes ces consoles, ça force le respect.
Remettons à plat la chronologie de la série : cela commence par Kingdom Hearts Birth by Sleep, puis Kingdom Hearts I, Kingdom Hearts II, et Kingdom Hearts Re : Coded en dernier. Entre le I et II viennent se greffer Chain of Memory et 358/2 Days. Cette ligne du temps est complexe mais au final très cohérente.

Re : Coded est donc, dans l'histoire, le premier épisode à se passer après les évènements du II. On se rendra vite compte qu'il annonce les évènements des prochains Kingdom Hearts, dont l'épisode qui sortira sur Nintendo 3DS. Comme il n'est qu'un petit jeu de portable à la base, il n'a pas vraiment la prétention de faire avancer l'histoire à pas de géants, voilà pourquoi il vaut mieux ne pas se précipiter pour le finir au risque d'être déçu.
Le scénario du jeu se base sur Kingdom Hearts I et II principalement. Alors que Jiminy Cricket avait suivi le héros de la Lumière, Sora, et consigné ses aventures dans un carnet, la petite sauterelle se rend soudain compte que le carnet en question est vide. Seule une phrase subsiste : « Leurs tourments s'apaiseront lorsque vous reviendrez », ainsi qu'un message plus personnel : « Merci, Naminé ». Ni une ni deux il s'empresse d'en parler au roi Mickey, qui tentera de percer ce mystère en hackant le carnet.

Oui oui, vous avez bien lu, dans le monde Kingdom Hearts on peut pirater un livre papier grâce à un ordinateur. C'est fort non ? Mais il y a encore plus dingue : pour tenter de retrouver les informations effacées, Mickey créé un double informatisé de Sora (D-Sora), et le télécharge dans le carnet. Vous serez aux commande d'un Sora créé de toute pièce grâce aux informations consignées par Jiminy. Ce dernier devra parcourir les mondes du carnet afin de le purifier de tous ses bugs, comme un antivirus en somme, mais en plus classe.

Comment faire du neuf avec du vieux ?

Kingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSC'est un tour de force que Square-Enix signe là, réussissant à nous raconter une nouvelle fois l'histoire de Kingdom Hearts premier du nom, tout en nous contant une histoire totalement différente. Pour être plus clair, le joueur traversera des mondes déjà visités par le vrai Sora et parlera aux mêmes personnages rencontrés dans le jeu d'origine, le tout dans le même ordre, en refaisant sensiblement les mêmes choses, mais ceci n'est pas un remake. Le Sora virtuel se balade dans un monde virtuel vérolé jusqu'à l'os par un virus informatique, et ne tardera pas à entrainer avec lui de vrais personnages comme Donal, Dingo et Mickey. De vraies personnes prisonnière de la matrice. L'enjeu est alors double : faire sortir ces derniers de là tout en réparant les mondes beugués.

L'histoire fait donc constamment référence au premier Kingdom Hearts, tout en y ajoutant des éléments propres au monde virtuel. C'est un peu comme si vous veniez de pirater le jeu et que vous racontiez votre périple. L'idée n'est pas si mauvaise au final, car elle offre plusieurs niveaux de lecture. Elle nous pose cette question qui nous taraude dés lors qu'un produit devient très connu : jusqu'où peut-on aller pour exploiter une licence commerciale sans la dénaturer ? Ici la réponse est quasiment inscrite dans l'architecture des niveaux. On reconnaît bien les décors que l'on a connu dans Kingdom Hearts, et le héros aussi lui ressemble comme deux gouttes d'eau, pourtant il y a ces énormes cubes rouges qui apparaissent dans tous les coins, et parfois même des failles qui déchire littéralement le décors, nous prouvant bien qu'ici tout est faux. Kingdom Heart Re : Coded serait donc une pâle copie d'un jeu à succès créé dans le seul but de rapporter des sous ? Oui, peut-être, mais les développeurs ne s'en cachent pas, et c'est ce qui rend la réflexion bien plus philosophique qu'elle n'y parait.

Tout au long du jeu les développeurs se sont ainsi amusé à déconstruire leur monde, en fabricant de « vrais faux bugs ». Tout y passe, des textures inexistantes dans le décors, des ennemis qui se mettent à courir à la vitesse de la lumière dans tous les sens, des failles dans le système... c'est une façon assez originale de s'interroger sur ce qu'est un jeu vidéo. Malheureusement cela ne doit pas nous détourner de la triste réalité, l'aventure ne contient pas tous les mondes originaux, et se finit bien vite, de plus son scénario est loin d'être aussi épique que la version originale. On a même du mal à avoir des sentiments envers un Sora qui, de toute façon, n'existe pas vraiment. Le vrai est quant à lui bien au fond sur son île en compagnie de ses amis, alors pourquoi s'en faire ?

Un bug dans la Matrice

Kingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSBien, l'histoire du jeu est longue à expliquer mais peu importante pour l'attrait global du jeu, qu'en est-il du gameplay alors ? De ce coté là ce n'est pas si mal, un mix entre Birth by Sleep (l'épisode PSP, le « best gameplay ever » pour la série) et son prédécesseur 358/2 Days. En clair les coups de keyblade sont attribués au bouton A tandis que les compétences (magies, objets et attaques spéciales) se lancent avec X. Il faudra faire défiler les actions avec le bouton L, et attendre qu'elles se rechargent une fois utilisées.

Même si les combats et les phases d'exploration se déroulent normalement, il faut aussi parler des phases spéciales présentes dans le jeu. Elles sont au nombre de trois :

- jeu de plate-formes 2D, Sora se contrôle presque comme la normale, mais sur un plan 2D. Le décors avance tout seul dans certains cas, et vous devez rejoindre la fin du niveau en sautant et en vous servant de votre keyblade avec A pour attaquer. De temps en temps vous pouvez ramasser des sorts dissimulés dans le niveau, seul moyen d'utiliser la magie. Ces sort s'utilisent avec X, et disparaissent au bout de quelques utilisations ;

- jeu de shoot, dans ces phases là ressemble à n'importe quel rail-shooter de type Sin and Punishement, dans ces phases vous devez esquiver les obstacles qui viennent sur vous tout en tirant des salves de boules d'énergie. Les sorts supplémentaires son encore de la partie ;

- rpg tour par tour, cela se passe dans le colisée, une zone tellement corrompue que désormais les combats se passeront comme dans un Final Fantasy. D'ailleurs le monde est bien fait, c'est précisément à cet endroit que vous rencontrez Cloud, héros de Final Fantasy VII. Sora fera donc équipe avec lui et Hercule, qui passait aussi dans le coin à ce moment.

Voilà les trois phases de gameplay originale du soft, vous en aurez une quatrième vers la fin du jeu, plutôt nostalgique, mais je ne veux pas trop spoiler donc je n'en parlerais pas plus. Sachez seulement que ces moments arrivent généralement pour la rencontre avec le boss, et qu'elles peuvent paraître très frustrantes. Les phases de plate-formes 2D ne sont pas très développés, et celles de shoot ont tendance à s'éterniser et à devenir extrêmement difficiles. Au final seule la partie en rpg réussi à nous divertir sans trop en rajouter. Cela dit ce n'est toujours pas l'intérêt principal du jeu. Là encore cette touche d'originalité n'apporte pas énormément au plaisir de jouer, venons-en tout de suite à ce qui nous intéresse le plus...

Le gameplay en version 2.0

Kingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSMême si son histoire n'est qu'un prétexte, même si ces phases originales se révèlent au choix ennuyeuses ou frustrantes, il faut avouer que le système de combat rend l'expérience de jeu très addictive. Petit conseil à l'usage de ceux qui voudront l'acheter : avancez petit à petit, en montant bien vos niveaux et en profitant de toutes les techniques à votre disposition. Il ne vaut mieux pas se presser, pour deux raisons : déjà parce que les grosses révélations sur l'histoire n'arrivent qu'à la fin, et ne sont pas si grosses que ça (pire, elles vous donneront envie de vous jeter sur le prochain épisode sans attendre). La seconde raison, elle vous ait donnée par l'énorme liberté accordée à la customisation de son personnage.

Il y a trois grandes parties qui vous permettent de toucher à votre héros dans le jeu : Matrix Etat, Actions Matrix et Equipement Matrix, et tous ont leur important. L'Etat Matrix tout d'abord, il est représenté comme un énorme circuit imprimé sur lequel des puces électroniques symbolisent votre puissance. Ces puces sont reliées entre elles, et permettent d'activer d'autres parties du circuit imprimé. Pour réparer les connexions il faudra placer des « fiches », des petits bouts de carrés, les uns aux autres jusqu'à former un véritable circuit électrique. Chaque fiche s'obtient grâce à des missions spéciales ou en montant de niveau (un niveau monté donne droit à une fiche lvl up). Chaque fiche donne un pouvoir particulier, comme magie +1 ou soin 2 par exemple. Il faudra les placer judicieusement pour rallumer les parties les plus importantes de la Matrix. Certaines de ces parties vous donnent droit de porter un accessoire ou une magie supplémentaire en combat, tandis que d'autres vous permettent carrément d'utiliser des cheat codes, comme changer le niveau du jeu. Plus vous vous attribuez de malus et plus le jeu vous récompensera. Par exemple si vous mettez vos points de vie à 50% de ce qu'ils devraient être, vous gagnerez 9.3 fois plus d'objets en tuant les ennemis.

Après avoir bidouiller votre niveau, vous pourrez utiliser le menu Action Matrix, là où vous pourrez paramétrer les compétences à utiliser en combat. La chose la plus surprenante ici, c'est que chaque sort ou compétence utilisée monte de niveau. Ils amassent des points nommé CP pour être exacte. Le principe, c'est que vous pouvez mettre une compétence dans un slot, plus une seconde, qui pourra renforcer la première, voire la changer complétement. Une fusion de deux compétences en somme. Par exemple si vous placez un diskobolos lvl 2 et un diskobolos lvl 3 avec, vous obtiendrez un diskobolos de niveau 5 au final. Une fois qu'ils auront amassé assez de CP vous pourrez les synthétiser, et vous les perdrez définitivement au profit de votre diskobolos lvl 3, que vous pourrez à son tour fusionner avec autre chose. Là où cela devient encore plus compliqué, c'est que, par exemple, si vous mettez un diskobolos avec un aéro-vrille, vous obtiendrez un fusio-cercle. Les combinaisons sont nombreuses, vous pourrez ainsi créer de nouveaux sorts, plus adaptés à votre style de combat.

Et le dernier panneau, Equipement Matrix est aussi le plus simple, il concerne la keyblade et les accessoires dont vous vous équiperez. Pour les accessoires, c'est simple, vous pourrez en mettre de plus en plus au fil de l'aventure et ils vous permettent par exemple de vous protéger des brulures, ou de renforcer votre défense lorsque vos points de vie tombent à 25%. Concernant les keyblade maintenant, le jeu se montre encore une fois très permissif. Reprenant le système de Kingdom Hearts Birth by Sleep, chaque keyblade possède un arbre de compétences. Vous choisissez un « chemin », qui peut aller du lvl 1 au lvl 2, lvl ou jusqu'au lvl 4. En combat le fait de frapper fait grimper une barre d'énergie qui, lorsqu'elle est pleine, débloque chaque niveau jusqu'à arriver à la fin de l'arbre de compétence. Arrivé à la fin votre bouton d'attaque change pour prendre le nom du coup de grâce que vous aurez vous-même choisi dans les menus. C'est assez compliqué d'expliquer tout cela avec des mots, mais retenez simplement que la keyblade que vous aurez choisi possède des pouvoirs (auto-parade, vol, attaque feu...) et qu'en plus de ça vous pourrez choisir un coup de grâce, pour des combos dévastateurs.

Banalité augmentée

Kingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSCe qui ressort de ce Kingdom Hearts Re: Coded, c'est un sentiment de frustration. Faisons le compte de tout ce qui ne va pas dans le jeu. Premièrement il n'y a que 3 mondes Disney dans toute l'aventure, à cela se rajoute l'île du destin, la forteresse oubliée et le manoir Oblivion. C'est peu, et même trop peu pour sauter dans tous les sens en criant au génie. Autre petit soucis, le jeu ne possède pas de sauvegardes rapides, et contient malgré cela de nombreuses longueurs. A de très nombreuses reprises vous aurez en effet la tâche de rentrer dans des « failles », des donjons informatiques agencés en différents paliers, dans lesquels il faudra tuer des ennemis à la chaine. Ces moments pourront vous paraitre extrêmement longs, surtout si vous perdez souvent.

Je ne dis pas cela pour rien d'ailleurs, dans Kingdom Heart Re : Coded vous risquez de perdre très souvent ! Déjà parce que le jeu vous force plus ou moins à vous rajouter des malus pour gagner plus d'objets, et aussi parce que la difficulté est mal dosée entre les phases normales et ces fameux passages en mode plate-formes 2D ou shoot. Vous pouvez très bien vous en sortir en mode difficile lors d'un combat, et d'un coup vous retrouver coincé par la difficulté d'une phase de shoot. Ajoutez à cela que le jeu reprend inlassablement au début du niveau quand vous mourrez et que vous ne vous pouvez pas quitter la partie sans perdre votre sauvegarde, et vous comprendrez aisément à quel point ce jeu pourra devenir impossible à supporter au bout d'un moment. Cela dit, et c'est un bon point, l'écran de Game Over vous permet d'aller dans les menus pour paramétrer votre équipement et le niveau du jeu, vous permettant ainsi de finir une partie trop difficile sans avoir à tout refaire...

Néanmoins, il serait dommage de passer à coté si vous êtes vraiment fan de la série. Sur la fin du jeu certaines cinématiques vous en révéleront bien plus sur la relation entre Sora et les autres personnages de la série, de plus les combats restent plaisants à jouer, à petite dose cependant. Voilà pourquoi il faut impérativement prendre son temps et ne pas runner comme un bourrin, si vous ne voulez pas perdre patience.

Petite précision concernant le gameplay du jeu : de nombreux tests font le raccourci facile entre celui de Re : Coded et de Birth by Sleep, tout simplement parce que ce sont les mêmes personnes qui ont fait les deux, et qu'ils se ressemblent, néanmoins je peux vous assurer que celui de Birth by Sleep est plus développé, même si le fait qu'il tourne sur PSP ne le rend pas spécialement plus agréable à manipuler.

Yah le 22/1/2011

Evaluation du jeu

Graphismes15/20

La DS crache encore une fois ses tripes sur le plan graphique. Tout comme dans 358/2 Days, le scénario est porté par de très nombreuses cinématiques 3D et doublées. Les couleurs semblent plus flashy que dans ce dernier, ne serait-ce que par la tenue du héros. On dénote peu de temps de chargement et l'animation reste fluide la plupart du temps.

Son13/20

L'ost sent légèrement le réchauffé, malgré des thèmes électroniques de circonstances. C'est surtout le manque de variété des décors qui réduisent d'autant plus la liste des musiques présentes.

Durée de vie13/20

Exit le mode multi-joueurs de 358/2 Days, remplacé par un « mode avatar » assez inutile. L'aventure solo peut se terminer en 20 heures mais il vaut mieux prendre son temps et avancer à pas de loups pour mieux apprécier l'aventure.

Jouabilité14/20

Difficile de donner une note pour le gameplay. Les phases originales peuvent paraître extremement longues et frustrantes, quant au système de combat, il devient plus lourd à gérer que dans 358/2 Days, mais permet dans le même temps bien plus de libertés qu'avant.

Scénario11/20

L'histoire sera totalement incompréhensible pour ceux qui n'auront jouer à aucun Kingdom Hearts avant lui. Pour les autres les trailers de Kingdom Hearts 3D sur 3DS commencent déjà à spoiler la fin cachée présente dans celui-là.

Verdict

+ Des combats dynamiques
+ Un système d'évolution
très permissif
+ Beaucoup de scènes
cinématiques

- Pas mal de longueurs
- Un jeu à savourer
à petites doses
- Très léger au niveau
du scénario

Bon

14/20

Indice Qualité Next NintendoPour le plaisir de ses membres et visiteurs, les articles de Next Nintendo sont soumis à une norme de qualité. Cette norme contient divers points clefs essentiels pour garantir un contenu de qualité, et qui permettront d'établir une relation de confiance entre nous.
En savoir plus

Kingdom Hearts Re:coded

En images

Kingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DSKingdom Hearts Re:coded - Nintendo DS