Test de Fire Emblem : Shadow Dragon sur Nintendo DS

"Un jour mon prince viendra...".En voila justement un qu'on attendait ! Fire Emblem premier du nom, sorti exclusivement au Japon il y a de cela déjà 20 ans, avait en son temps inventé un nouveau genre. Dragon Quest fut le premier RPG à la japonaise, Zelda 1 est considéré comme le précurseur du genre Action-RPG, et bien Fire Emblem c'est la naissance du Tactical-RPG sur console. Musique époque 8-bits, graphismes approximatifs, textes en japonais...pas de quoi attirer la curiosité du joueur occidental moyen. Mais les choses risquent bien de changer avec cette adaptation luxueuse Dual Screen...

Un Marth, et ça repars !

Fire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem premier du nom avait déjà eu droit à un remake, Fire Emblem Monsho no Nazo sorti sur Snes en 1994, mais là encore, le public japonais garda l'exclusivité de ce petit bijou vidéo ludique. A croire que nous, pauvres francophones, n'aurions jamais l'occasion de suivre les aventures du jeune Lord aux cheveux bleutés aperçu pour la première fois en France dans Super Smah Bros Melee sur GC. Le mal est réparé avec Shadow Dragon ! Comme vous l'aurez sans doute compris, cet onzième et dernier épisode en date de la série se trouve en fait être un second remake du premier épisode (vous suivez ?). A première vue, la conversion semble de toute beauté. Voyons voir ça de plus près.

Au commencement, il y avait l'Epée de Lumière, le Dragon des Ombres et...

Fire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSLes amateurs d'import et d'émulation auront reconnu l'intro du Fire Emblem d'époque avec sa musique de fond et son image fixe précédent l'apparition du logo du jeu...souvenir souvenir. Mais en 2009 il va en falloir un peu plus pour convaincre. Ca tombe bien, c'est le cas. Suite à une sublime introduction nous présentant quelques artworks du jeu, l'aventure peut commencer, et déjà les changements surviennent ! Un mode Normal et un mode Difficile. Le mode Normal propose au joueur de jouer un Prologue en plusieurs parties sous forme de tutoriaux alors que le mode Difficile se scinde lui même en cinq variantes destinées aux plus téméraires. Mais soyons sage et démarrons le tutorial. Cette petite introduction est une bénédiction sur plusieurs points : elle vous offre une introduction à l'histoire du continent d'Akaneia et du prince Marth (les anciennes versions avait tendance à "larguer" le joueur en pleine action), elle vous permet de vous faire lentement au gameplay grâce à des explications claires et simples et enfin, ces petits tutoriaux vous donnent l'occasion de faire monter quelques niveaux à vos unités qui en auront bien besoin par la suite. Tout de suite le jeu gagne en modernité et en accessibilité. La quête on ne peut plus classique mais non moins passionnante du jeune Marth et de son amie Shiida peut commencer.

"Melting Pot"

Fire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSPour un paragraphe traitant du visuel d'un jeu, c'est vraiment une drôle d'expression. Pourtant elle prend tout son sens quand on se retrouve nez à nez avec nos premières batailles. Bon, globalement, il n'y a rien à redire. Les artworks sont de très bonne facture, par contre le design moins "manga" tranche un peu par rapport aux autres épisodes. De même, n'espérez pas vous créer une team "fan service" remplie en exclusivité de belles Épéistes façon Mia ou Marisa. A l'époque de la sortie du premier FE, le fan service n'était pas encore à la mode : c'est donc avec une majorité de gros baraqués qu'il va falloir mener vos missions à bien. La question du casting étant passée, j'en reviens au jeu à proprement parlé. Les maps, en 2D bien entendu, sont vraiment agréables à l'œil. En terme géographique, se sont des reprises fidèles à la case près du premier Fire Emblem, et ça c'est bien. Les persos, contrairement aux versions 3D, ne sont reconnaissables à l'écran que par leur classe (si vous avez deux cavaliers l'un à côté de l'autre il va falloir regarder leur menu pour pouvoir vous y retrouver) mais en vous concentrant un minimum sur se que vous faites vous devriez éviter toute confusion de ce côté là. J'en arrive à cette histoire de Melting Pot. Lors de chaque duels, l'action prend place sur l'écran supérieur de votre console. Vous assistez alors (comme c'est le cas dans tous les épisodes de la série) à un combat vu de profil opposant votre personnage à son agresseur. Graphiquement, c'est beau. C'est pas transcendant, c'est beau. La skin des personnages rappelle les trois versions GBA, nous permettant de vite reprendre nos repères. D'un autre côté, l'animation très détaillée des personnages fait plus penser aux épisodes sorties sur SNES (Thraccia 776 pour ne citer que lui) dont les combats avaient comme particularité d'être brefs et très dynamiques. On se retrouve donc avec le remake d'un jeu NES, pourvu des skins GBA animées façon SNES, le tout sur une DS flambant neuve.

Marth Attacks

Fire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSC'est sur ce titre médiocre que je m'en vais vous aborder la question cruciale du gameplay. Les bases sont les mêmes que celles de tout Fire Emblem (Triangle des Armes, Recrutement, Changement de Classe...référez vous au test de Radiant Dawn pour plus d'informations). En revanche, et par soucis de respect du jeu original, on dénote l'absence de nombreuses options apparues dans les épisodes plus récents.Vous ne pourrez donc pas demander à l'un de vos persos de "Prendre" une autre unité alliée (action permettant de protéger l'unité portée et/ou de l'amener à un autre endroit), n'espérez pas non plus équiper de "Compétences" à vos persos et encore moins croiser des Laguzs (à l'exception des habituels Manakete, vous comprendrez en jouant), ces deux dernières options n'étant disponibles que dans FE9 et 10. De même que le nombre de classes disponibles est bien moins conséquent que se qui se fait à l'heure actuelle. Mais ce qui manque le plus est sans conteste le système de Soutien, donnant habituellement lieu à de petites conversations entre vos unités, renforçant leurs statistiques et vos sentiments à leur égard. Non, Shadow Dragon c'est vraiment le B-A.BA du Fire Emblem. Mais la simplicité théorique ne fait de lui ni un jeu simple ni dépourvu d'intérêt, au contraire. C'est donc avec un minimum de possibilités que vous aller devoir vaincre l'armée du terrible Dragon des Ombres. Bien que similaires à celles créées à l'époque, chacune des 25 maps vous proposera des situations très variées allant de l'assaut de pirates capables de marcher sur l'eau, au traditionnel niveau du désert rempli de mages noirs en passant par le donjon aux couloirs exigus. En terme de gameplay pur, cette version DS ne propose qu'une seule véritable nouveauté : la possibilité de changer à volonté la classe de vos personnages. Si vous aimez votre Shiida mais que son statut de Cavalière Pégase vous ennui, vous pouvez très bien la convertir (même provisoirement) en Épéiste. Ses statistiques subiront des modifications pour s'adapter à sa nouvelle fonction et il faudra lui fournir un équipement compatible. Sauf exception (Marth par exemple), toute les unités ont accès à ce système vous permettant de vraiment personnaliser votre équipe à votre guise. Sachez tout de même qu'il n'est en aucun cas nécessaire d'user de cette option pour venir à bout de l'aventure et qu'il s'agit simplement là d'un "plus" permettant d'attirer le vieux joueur japonais ayant déjà fini le jeu original, tout comme l'ajout d'une forge permettant de créer des armes sur mesures à prix d'or.

Nintendo Déesse

Fire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSQui dit DS dit deux écrans. Le jeu tel qu'on le connait apparait sur l'écran inférieur, mais j'y reviendrai bientôt, l'écran du haut quand à lui est très utile puisqu'il permet au choix d'afficher toutes les informations concernant le personnage allié ou ennemi que vous avez placé en surbrillance (nom, classe, inventaire, statistiques...) ou bien la carte du niveau. Si vous avez déjà touché à un FE, vous savez sans doute à quel point il est primordial de toujours savoir se dont l'ennemi est capable, cette affichage en double écran est donc plus qu'appréciable, d'autant plus que c'est une première pour la série. Deuxième caractéristique incontournable : l'écran tactile. Diriger votre équipe de héros n'aura jamais été aussi facile et amusant. Pas de panique, le stylet est d'une précision extrême et la grosseur des cases devrait permettre même aux moins habiles de cliquer sur l'unité voulue du premier coup. Vous cliquez, vous dessinez un parcours, vous validez avec un petit tapotement...un jeu d'enfant. Là encore, ce petit plus en séduira plus d'un. Pour les plus récalcitrants aux nouvelles technologies vous pouvez bien entendu vous servir de la croix multi-directionnelle et des boutons, mais ce serait vraiment passer à côté d'une expérience nouvelle. Troisième et dernière caractéristique à évoquer : le Wi-fi qui offre entre autre la possibilité d'opposer une équipe composée de cinq de vos combattants à celle d'adversaires trouvés sur le net. Là encore, cette fonction multijoueur est une première pour la saga. Cependant, en comparaison du jeu solo, les parties en lignes auront tendances à manquer un peu de piquant. Toujours par Wi-fi, il vous sera également possible de prêter/emprunter un personnage ou deux à l'un de vos amis. Loin d'être indispensable, cette option à le mérite d'exister et personne ne s'en plaindra.

Dimitri le 11/10/2009

Evaluation du jeu

Graphismes14/20

Rien d'exceptionnel, le "Melting Pot" évoqué dans le test ne plaira pas à tout le monde, tout comme le manque de "kawai-girls" dans le casting de recrus potentielles. C'est clairement une question de gout personnel.

Son16/20

Les Fire Emblem n'ont jamais été particulièrement reconnus pour leurs thèmes à quelques exceptions prêt. Mais il faut bien avouer que ces versions "arranged" des musiques du Fire Emblem original sont un délice auditif.

Durée de vie15/20

20-25 heures de jeu vous permettront de voir le fin mot de l'histoire, mais avec la présence de chapitres cachés à débloquer (ajoutés spécialement pour la version DS) et de 6 modes de difficultés, on peut dire que le Replay Value est à la hauteur.

Jouabilité17/20

Fire Emblem a toujours été un exemple de simplicité et de profondeur en terme de gameplay. Bien que dénué d'un bon nombre de possibilités modernes, cet épisode se dote d'un système unique (et un peu inutile) de changement de classe.

Scénario13/20

Un prince, une épée magique, un méchant dragon...c'est classique au possible, ça date. Pourtant ce 13/20 est mérité : l'histoire , bien que clichée, est très bien mener, soutenue par une traduction française absolument parfaite.

Verdict

+ Découvrir le premier
Fire Emblem sous son
meilleur jour
+ Un gameplay qui a
fait ses preuves
+ La jouabilité au stylet
+ La durée de vie
+ Le Wi-fi

- La difficulté qui en
rebutera plus d'un
- Le graphisme et le
casting ne feront pas
l'unanimité
- Pas de Soutien

Très Bon

16/20

Indice Qualité Next NintendoPour le plaisir de ses membres et visiteurs, les articles de Next Nintendo sont soumis à une norme de qualité. Cette norme contient divers points clefs essentiels pour garantir un contenu de qualité, et qui permettront d'établir une relation de confiance entre nous.
En savoir plus

Fire Emblem : Shadow Dragon

En images

Fire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DSFire Emblem : Shadow Dragon - Nintendo DS